Expert : Grégory Geerts, spécialiste en activité physique adaptée, membre du comité scientifique de Resilio Health · Mis à jour le 20/10/2026

Fatigue persistante, douleurs articulaires sous inhibiteur de l’aromatase, sommeil perturbé : sous hormonothérapie après un cancer du sein, l’activité physique adaptée (APA) est l’un des soins de support les mieux documentés. Pas pour performer, ni pour « se dépasser » : pour se reconnecter à son corps, à son rythme. Grégory Geerts, spécialiste en APA et membre de notre comité scientifique, vous explique pourquoi bouger fait du bien et comment commencer en toute sécurité.

Pourquoi bouger fait du bien

« L’activité physique est le seul traitement efficace contre la fatigue, qu’elle soit liée à la maladie elle-même ou à son traitement. »

Haute Autorité de santé (HAS), fiche « Activité physique et cancer du sein », 2022

Dans sa fiche consacrée au cancer du sein (2022), la Haute Autorité de santé (HAS) présente l’activité physique comme le seul traitement efficace contre la fatigue liée au cancer et à ses traitements. Elle souligne aussi qu’elle peut :

  • atténuer les douleurs, notamment articulaires ;
  • améliorer le sommeil, le moral et l’image de soi ;
  • maintenir la masse musculaire et la condition physique ;
  • réduire le risque de récidive et la mortalité liée au cancer du sein, lorsqu’elle est pratiquée régulièrement.

L’activité physique adaptée, c’est quoi ?

L’APA est un programme d’activité physique encadré par un professionnel formé, l’enseignant en APA. Votre médecin peut vous le prescrire. L’enseignant réalise d’abord un bilan de vos capacités et de vos envies, puis construit un programme qui associe :

  • de l’endurance : marche, vélo, natation, aquagym…
  • du renforcement musculaire : exercices simples, progressifs, souvent avec des élastiques ou le poids du corps.

Le programme s’ajuste ensuite à l’évolution de votre état de santé, des effets secondaires de votre traitement et de vos préférences.

Par où commencer ?

  1. Parlez-en à votre médecin, qui vérifie l’absence de contre-indication et peut prescrire un programme d’APA.
  2. Commencez court et doux : quelques minutes de marche par jour, puis augmentez progressivement la durée et l’intensité.
  3. Choisissez une activité que vous aimez et que vous pouvez pratiquer près de chez vous : c’est la meilleure garantie de tenir dans la durée.
  4. Limitez le temps assis : se lever et bouger régulièrement compte aussi.
  5. Écoutez votre corps : signalez à votre médecin une douleur qui persiste ou une fatigue inhabituelle.

L’eau, une alliée douce

Natation, aquagym, marche dans l’eau : le milieu aquatique porte le corps et soulage les articulations. C’est souvent une bonne porte d’entrée quand les douleurs articulaires freinent la reprise. Après une chirurgie, attendez l’avis de votre équipe soignante avant de vous baigner.

Notre expert

Grégory Geerts est diplômé en éducation physique et santé, certifié en préparation physique et en personal training à l’Université catholique de Louvain, et titulaire d’un certificat universitaire en thérapie par l’exercice et activité physique adaptée. Il accompagne Resilio Health au sein de son comité scientifique sur toutes les questions d’activité physique.

« Sous hormonothérapie, le meilleur exercice est celui que vous ferez régulièrement. Dix minutes de marche aujourd’hui valent mieux qu’une séance intense que vous ne referez jamais. L’activité physique adaptée, c’est partir de votre corps tel qu’il est, avec sa fatigue et ses douleurs, et avancer pas à pas. »

Grégory Geerts, spécialiste en activité physique adaptée, comité scientifique Resilio Health

Sources : Haute Autorité de santé, « Prescription d’activité physique : cancers du sein, colorectal, de la prostate » (fiche, 2022) ; Institut national du cancer, guide de prescription de l’APA.

Cet article informe et ne remplace pas l’avis de votre médecin.